Rencontre avec Jérôme Doe

Rédigé par C.Piquemal Aucun commentaire
Classé dans : Gazette Mots clés : aucun

Comme vous le savez peut-être, je ne suis qu'un de ces « riens » qui peuplent la France. Juste un écrivaillon, un « personne » qui tente d'alerter le plus grand nombre sur des phénomènes, des lois, des pratiques qui lui semblent contraires à l'Intérêt Général. Croyez-moi quand je vous dis que je suis conscient de mes limites, médiatiques ou autres. Je n'ai pas d'illusions sur mes qualités d'orateur et ma capacité à être percutant – certainement que je ne vous offre pas dans mes vidéos un spectacle en sons et lumières qui vous satisfasse suffisamment – pour déclencher les partages puis les « likes » ainsi que des « followings » nécessaires à augmenter mon audience, mais la « starification » n'est pas mon but, alors…

Alors, avec ou malgré cela, je continue mon travail (j'écris, j'investigue, je lis, je regarde) et quand j'en ai l'occasion, trop rarement, je rencontre des gens pas si quidam que ça. Oui, oui ! Croyez-le ou non : je leur sers la main, nous mangeons ensemble et nous parlons ! C'est en soi et au choix une pratique révolutionnaire ou réactionnaire, je vous l'accorde. Ce week-end du 20 et 21 janvier 2018, non loin de l'ancestrale Béziers et de la belle Pézenas, j'ai eu cette chance. J'ai fait la connaissance de Christian Piquemal.

Autrefois Général de l'armée Française, l'homme – grand et svelte à la poigne déterminée – ne se présente plus comme tel, ni en privé, ni en public. Cette dernière, parfois pas si muette, la grande muette, par le biais de quelques pairs zélés enclins à rendre un service, l'a destitué… « Christian Piquemal, merci pour votre accueil et votre hospitalité » furent donc ses premiers mots. Loin de tout ce qu'on avait pu dépeindre dans la presse et sur le net, même si je m'en doutais, je n'ai pas trouvé ce raciste en croisade ou ce facho conspué mais bien un homme soucieux du bien-être des français et de la survivance de la culture Française. Parce que culture, il y a, n'en déplaise. Caricaturistes, passez votre chemin, derrière l'image informe et l'uniforme, loin de l'outil dogmatique décrit (ou décrié), existe bel et bien toute la complexité d'un Homme réfléchi. Nous avons affaire à un humain droit, empathique, déterminé, à l'écoute, combattif, blessé, humaniste.

Pourquoi avoir reçu Christian Piquemal, me direz-vous ? J'ai reporté cette rencontre d'un an, à vrai dire. Mais depuis, j'ai fait mon chemin, j'ai écouté et je suis tombé un jour sur une interview. Quelque peu ému par ce sort qu'il expliquait enfin grâce à la diffusion de l'entretien filmé par Armel Joubert Des Ouches – j'avoue qu'à l'époque je n'avais pas prêté attention plus que cela à cette arrestation musclée, les mainstreams avaient bien fait leur travail – j'ai enfin saisi l'opportunité qui m'était offerte de passer une journée avec lui. Calais, il m'en a parlé, tout en retenue. Quel scandale, quelle honte. La justice l'avait innocenté, mais l'humiliation voulue comme telle par certains devait encore être poussée. Je ne m'étendrai pas sur ce point.

L'homme : ingénieur de haut niveau, jamais il n'en use. Général de haut vol, il ne l'évoque que pour illustrer son discours (sans concession, ni pour lui, ni pour elle, la Muette). D'une politesse rare, ça fait du bien. Il sait écouter, argumenter en retour (comprenez qu'il n'impose pas ses idées). Il exprime clairement et avec nuance ses convictions quand on le laisse parler suffisamment longtemps (j'espère ne pas avoir été trop bavard à son goût ! Mais à ma décharge, l'échange était stimulant). Sa droiture, sa fidélité à la France feraient presque oublier les douleurs que parfois de micro-expression ne parviennent pas à cacher. Il a encore cette force caractéristique de ces hommes qui ont exercé les responsabilités dans l'armée.

Ses idées sur la France : celles que vous connaissez déjà mais qui sont nuancées par l'intimité d'un repas familial et d'un salon cosy. Non, Christian Piquemal ne m'a montré aucun signe de racisme. D'ailleurs, quand il n'existe officiellement plus de races, le terme ne devrait-il pas être corrigé ? Novlangue, au travail ! Les individus, il les respecte, il ne leur veut aucun mal. Par contre, qu'on lui impose, ainsi qu'au peuple français, la Charia et la Théocratisation par l'Islam pour l'Islam de la France, ça, il le refuse. Il le conteste mais sans pour autant se bercer d'illusions envers l'Église Catholique, son pape et exécutants. Il chérit ce souvenir d'une France que mon grand-père me racontait et qui nous manque. Putain de mai 68, putains de conséquences… Nostalgie du 3ième âge ? Je ne crois pas. La perte est lourde à porter pour ceux qui ont vécu ce passé ou qui l'ont effleuré.

Nos discussions : nous avons beaucoup échangé. Ce qui veut dire AUSSI que j'ai pu parler et que j'ai été écouté. Cela a été une surprise, je l'avoue, car je nourrissais quelques préjugés et parce que ma dernière expérience similaire avait été toute autre.

La France d'abord : son amour des français, son combat pour eux. Sa crainte de voir l'individualisme, le consumérisme et la bêtise se développer a été centrale. De notre discorde sur l'équilibre à apporter à ce discours est sortie, je crois, une perception infléchie de que ce que pouvait représenter l'exercice d'un métier aliénant (au sens de respectable mais usant physiquement et mentalement) pour un salaire de misère et, l'incapacité pour un citoyen dans cette situation de penser à autre chose que de boucler sa fin de mois, pour garder un toit au-dessus de la tête, ou de partir souffler deux fois par an loin de ses soucis quotidiens. L'information (la désinformation) ; la Finance (avec un désaccord sur l'importance de la prochaine crise, l'avenir nous dira qui a raison) ; le Nouvel Ordre Mondial ; les collusions, conflits d'intérêts et le spectacle politique ; l'utilité des réseaux sociaux dans la lutte ; la bienpensante orwellienne actuelle… intense me direz-vous. De manière surprenante à bien des égards, nous nous sommes rejoints. Son expérience du terrain politique, sa réflexion sur le monde, ne sont pas aussi parcellaires que certains veulent bien nous le faire penser. J'ai trouvé en Christian Piquemal un patriote, qui aura fait bien plus que pléthore de "résistants" que l'on trouve aujourd'hui, ce en silence. Ce n'est pas faute d'avoir tenté de le persuader d'écrire un livre ou de faire des vidéos. Lui, aura aussi risqué bien plus qu'une censure sur Facebook, à demi-mot j'ai compris qu'« on » était allé jusqu'à menacer sa famille, sa descendance. Son entêtement face à l'injustice force le respect et relativise par la même (c'est bénéfique) la portée de mon « activité » d'élu communal ou d'internaute alerteur.

Ses soutiens : 70 ans de moyenne d'âge, des gaillards (hommes et femmes) patriotes avec une haute estime de ce que doit rester la France : un pays de Liberté, d'égalité et de fraternité. Pour la laïcité… il faudrait qu'elle soit impartiale pour que ces rebelles puissent la respecter. Tous ceux que j'ai rencontrés sont conscients que nous sommes en démocrature et que nos principes de vie en société sont en danger. Malgré les alliances, ils se sentent bien seuls au Cercle Citoyens Patriotes. Les éveillés, loin des « antifas » téléguidés et des naïfs sous coma artificiel télévisé, sont en quête de concret, un concret qui ne viendra visiblement pas de l'armée, inféodée au Pouvoir des marionnettistes. Il semble, à l'entendre, que chacun doive faire sa part, sans compter sur une intervention charismatique ou providentielle.

Ce que je retiendrai : une phrase « Un combat mené peut être perdu, mais un combat qu'on ne mène pas est toujours perdu d'avance. » Cette maxime explique à elle seule sa lutte civile et civique. Elle redonne du sens à ma petite action de petit colibri anonyme.

Jérôme Doe.


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