Les Brigandes sont un superbe pot de miel

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Dans le monde du renseignement comme dans la sécurité informatique, le pot de miel est un leurre. Destiné à attirer les mouches et les mouchards pour qu'ils s'y engluent.

En politique, les Brigandes sont un superbe pot de miel, probablement fortuit, qui détourne la vindicte des bien-pensants de Marine Le Pen et de Marion Maréchal. Une contre mesure parfaite pour dévier les missiles médiatocs de leurs cibles de prédilection, en livrant sur un plateau aux artilleurs impatients, sept jeunes femmes irrespectueuses, goguenardes, provocatrices et pugnaces.

L'angle d'attaque change

Au fil de leurs chansons, elles continuent à éreinter joyeusement toutes les vaches sacrées de la bien-pensance, à coups de provocations bien ciblées. Tantôt elles fustigent les financiers du nouvel ordre mondial, les journalistes aux ordres, les politiciens véreux, les franc-maçons cauteleux, les drogués irresponsables, les jésuites hypocrites et le pape qui a tous les défauts des autres en plus des siens... Rénovant les thèmes du vieil anarchisme de droite.

Tantôt, elles utilisent des techniques de contournement quand elles brocardent les immigrés, les homosexuels, les musulmans ou les juifs à coups de périphrases, de circonlocutions et d'allusions que tout le monde comprend mais qui ne tombent pas sous le coup des délits d'opinion.

Pas folles les guêpes, si elles veulent continuer à piquer, il ne leur faut pas prendre des risques inutiles. D'autant qu'elles ne roulent pas sur l'or et que de lourdes amendes les mettraient hors circuit. Interdites dans la quasi totalité des salles officielles, ignorées par les médias, elles comptent sur l'auto-production de CD et le décompte des clics pour se financer. Les estrades de manifs souverainistes sont leurs sun lights. Les jocrisses qui les critiquent affirment qu'elles n'ont pas de talent. Mais ils se délectent des grosses bouses des télés.

Ne pouvant les coincer sur leurs chansons, leurs ennemis vont s'en prendre à leur mode de vie. Elles résident avec leurs compagnons dans un charmant petit village de l'Hérault : La Salvetat-sur-Agout où l'eau de source pétille comme l'ironie de ces dames... Ces personnes vivant en communauté, on parle tout de suite de secte. Pour preuve, leurs enfants sont déscolarisés. Ainsi ce qui est un titre de gloire pour Sainte Greta devient une marque d'infamie chez les Brigandes.

Ensuite, échouant à les atteindre directement, dans une démarche très stalinienne on s'en prend à leur entourage. Alors qu'elles s'abstiennent de toute activité politique dans le village où elles résident, et n'y jouent jamais en public, des militants fanatiques d'extrême gauche (au RSA donc qui n'ont rien d'autre à faire) s'installent dans le coin afin de monter les habitants contre elles. Les rumeurs vont bon train. Vie privée, vies passées, fréquentations, sont tamisées au crible de la guépéou.

Faute de griefs précis, on les accuse d'entretenir un climat délétère alors qu'elles sont très discrètes à La Salvetat. Le maire est pris à partie. Parce qu'il ne prend pas parti. Les défenseurs des squatters et du logement pour tous veulent faire déménager les Brigandes !

Le directeur artistique des Brigandes, un certain Joël Labruyère, présenté comme le guru d'une secte, fait l'objet d'une plainte auprès de la Miviludes en 2016. Encore un coup d'épée dans l'eau. En juin 2018, le procureur de la République de l'Hérault déclare : « il n'y a pas de preuve que les Brigandes relèvent d'un phénomène sectaire ».

Il faut absolument les faire taire !

Faute de pouvoir expédier ces dissidentes dans un camp de rééducation, il reste l'arme de disqualification massive : la condamnation au silence.

Sur dénonciation de courageux anonymes, en février 2019 Youtube élimine leurs 70 clips qui avaient totalisé plus de 10 millions de vues au cours des derniers mois. Comme souvent en pareil cas, les censeurs n'instruisent qu'à charge. Et sans doute mal informés, ils s'abstiennent de virer des rappeurs qui incitent au meurtre, au pillage, au viol, et à niquer la France.

On doit noter au passage que des juges progressistes ont refusé de condamner des rappeurs agressifs au motif que l'expression artistique permettait certains excès verbaux qu'on ne saurait accepter dans d'autres domaines de la vie sociale.

http://www.thierryvallatavocat.com/2016/11/la-liberte-d-expression-a-l-epreuve-du-rap-infinit-relaxe.html

En vertu de cette jurisprudence, les Brigandes devraient être provisoirement à l'abri des foudres de la justice. Mais pas de l'arbitraire de la censure.

Il se murmure que la goutte d'eau qui aurait mis le feu aux poudres (!) proviendrait de leurs propos peu amènes sur la burqua. En particulier dans leur tube « Foutez le camp ! » vu plus d'un million de fois en quelques jours.

Or l'emprise de certaines banques islamiques sur des réseaux stratégiques du web est avérée. Il suffit de savoir lire des rapports financiers publics et de déboîter les « poupées russes » des holdings à participations croisées pour s'en convaincre. La SEC le sait mais elle n'y peut rien, c'est licite tant qu'on peut tracer les fonds depuis la source et qu'il n'y a pas de délit d'initié. Et là où ces banques du Golfe ne sont pas encore majoritaires, les investisseurs prudents ne veulent pas risquer leurs futurs dividendes.

En juin 2019, les Brigandes ouvrent en catimini une nouvelle chaîne Youtube, destinée à être un relais vers leur site principal. Ce qu'elles n'ont pas récupéré est dispersé sur divers sites miroirs qui disposent de copies... Huit mois après leur disparition annoncée, elles ont retrouvé leur public et redonnent dans le protest song vinaigré qui est leur marque de fabrique.

Le déferlement de la haine

Ceux qui dénoncent le mieux la haine contre leurs protégés sont aussi ceux qui savent se montrer les plus odieux et les plus acharnés envers les gens qu'ils n'aiment pas.

Une certaine Nolwenn Le Blevennec journaliste à Rue 89 en charge de la démolition des vilains-méchants droitistes, rapporte des témoignages selon lesquels le directeur artistique des Brigandes serait un occultiste assez puissant pour faire trembler des immeubles, bloquer des trains à distance et infliger des malaises à ses ennemis. Uri Geller est un petit joueur à côté. En outre, les Brigandes subjuguées auraient empêché de se soigner une femme atteinte d'un cancer de l'utérus, avant de l'étouffer ! Les rumeurs les plus délirantes sont toutes bonnes à prendre.

En février 2019 une commission d'enquête parlementaire présidée par une obscure députée « insoumise » décide de convoquer les Brigandes. Auraient-elles porté atteinte à la sûreté de l'État ? Ou fait valser les cagnottes des finances publiques ? Ou menacé la situation sanitaire du pays ? Ou trahi au profit d'une puissance étrangère ? Ou tenté de renverser la République ?

Pierre Pouëssel, préfet de l'Hérault, figure lui aussi au banc des accusés pour son laxisme coupable. Qu'espérait-on de lui ? Qu'il fasse éborgner et mutiler les Brigandes ? En tout cas, ce haut fonctionnaire est courageux, une qualité rare dans sa profession. Il témoigne : « Les Brigandes sont un groupe féminin de rock identitaire qui vit en vase-clos et ne se distingue pas par des désordres particuliers, d'ailleurs le maire a des relations tout à fait apaisées avec elles. (…) À ce jour, ce sont plutôt les groupuscules d'extrême gauche qui me posent problème, très actifs dans leurs affrontements avec les forces de l'ordre. »

Quoi qu'il en soit, j'ai des doutes sur la légalité d'une telle procédure. Auditionner des représentants de l'État est une chose. Convoquer des particuliers pour qu'ils rendent compte de leurs opinions politiques en est une autre. Et même si quelque texte alambiqué le permet, quelle impartialité en attendre ?

Lénine disait que le droit bourgeois devait servir à justifier l'élimination des ennemis de classe quand la révolution n'avait pas encore réussi à les éradiquer. Alors bien que les médias connivents aient poussé des cris d'orfraie, la représentante des Brigandes exagérait-elle en dénonçant publiquement les méthodes d'un tribunal bolchevique ? Quelle petite effrontée tout de même ! Espérait-on d'elle une autocritique suivie d'aveux façon procès de Moscou devant les soviets de la musique ?

Quand on creuse un peu, on trouve une histoire villageoise digne de Clochemerle : La belle-mère de la députée à l'origine de l'enquête, originaire de La Salvetat, aurait loué naguère à une Brigande une maison lui appartenant. Le père de la députée en question aurait entretenu des rapports de bon voisinage avec ces maudites sorcières et se serait même rendu à une de leurs expositions de peinture. Sans qu'il y soit question de politique. Rien d'anormal ni de scandaleux dans un petit village. Mais cela s'est su. Et en France, c'est très mal vu d'approcher ceux que le tribunal médiatique a condamnés à agiter la cliquette des lépreux.

Sous la pression de journaleux hystériques, venus de Paris et qui n'auraient pas su situer La Salvetat sur une carte la veille, s'en est suivi de part et d'autre, une série de démentis, de protestations et de procès d'intention jouant dans le registre éculé de la délation, de l'intimidation et de l'exclusion. D'aucuns ont même parlé de la tentation terroriste des Brigandes ! Après avoir disloqué des maisons et fait dérailler des trains par la force de la pensée, pourquoi pas ?

Et comme tout en France se termine en chansons, j'ai choisi 3 titres que vous pourrez apprécier ou détester, mais qui m'ont paru représentatifs de l'univers de ces drôles de dames.

 

Source : par CLOJAC - https://www.agoravox.fr/

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