La fin du courage politique ! (L’Imprécateur)

Rédigé par Minurne Aucun commentaire
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Le courage est l’une des quatre vertus cardinales de l’Humanité avec la tempérance, la prudence (ou sagesse) et la justice.

Il est connu comme tel depuis l’aube des temps. Les Grecs, avec Platon, l’ont défini comme étant lié à la peur que l’homme courageux sait surmonter par une bonne analyse de la situation et le calcul du risque qu’il va prendre, en acceptant si nécessaire de le prendre jusqu’au bout si c’est pour le bien de la société ou pour sauver un autre être humain.

La définition s’applique aux femmes, cela va de soi, mais pas dans les premiers temps où le courage fut associé à la virilité et à la guerre, en raison d’une observation biologique purement factuelle ; déjà petit, le mâle n’hésite pas à prendre plus de risques et se montre plus bagarreur que la femelle, mais c’est plus par inconscience et pour une raison hormonale que par réel courage.

La valeur courage a été remplacée par la délation, comme dans « les années les plus sombres de l’Histoire ». C’est, paraît-il, progressiste.

Autrefois, le courage était la valeur

Du temps de la royauté et dans les premiers temps de la République, le courage était la vertu principale. Le courageux était célébré. Même l’ennemi abattu pouvait l’être s’il avait montré un courage exceptionnel. Il l’est toujours au Japon, c’est le bushido.

Cependant, il y a courage et courage ! Se précipiter bêtement au cœur du danger et mourir « est une mort de chien » dit Shakespeare. Les Japonais, eux, parlent de « bravoure de voleur« .

« Le vrai courage est de vivre quand il faut vivre et de mourir seulement quand il faut mourir » dit encore Shakespeare.

Cela dit, le courage n’est pas lié à la mort du courageux. Il commence avec des décisions patriotes, des choix moraux ou intellectuels, qui peuvent nécessiter un grand courage sans aller jusqu’à la mort.

Notre monde moderne et « progressiste » a presque complètement éradiqué la valeur courage en la dévaluant, mais surtout en introduisant des notions qui jettent une grande confusion.

Par exemple, décorer le Colonel Arnaud Beltrame, qui a délibérément choisi de se substituer comme otage à une femme terrorisée en sachant qu’il risquait sa vie est un acte caractéristique de courage. Par contre, où est le sens de décorer le soldat qui saute sur une mine, les policiers victimes d’un attentat dont aucune, semble-t-il, n’a tenté sérieusement de se défendre ?

Il faut en  rejeter la faute sur la hiérarchie, le gouvernement et la Justice.

Dans la société administrée, le courage a disparu

Tous les services de maintien de l’ordre sont terrorisés à l’idée qu’en se défendant, ou en essayant de faire respecter les lois de la République, un jeune de cité ou un musulman pourrait être blessé ou tué !

Car s’ensuivent alors des mesures punitives, parfois sévères, qui n’ont de raison d’être que parce que les hiérarchies ont encore plus peur que les subordonnés des éventuelles conséquences sociales (émeutes, campagnes médiatiques, manifestations religieuses…).
Imaginez l’horreur : on pourrait ne plus les inviter à la prochaine rupture de jeûne du ramadan !

Ils ne savent pas analyser et évaluer leur peur.

Cela explique ces patrouilles de police ou ces commissariats attaqués aux pierres, aux mortiers, voire à la kalachnikov, qui se contentent de riposter mollement en se barricadant pour se protéger. Voyez ces policiers coincés dans leur voiture que les Antifas bastonnent et incendient et qui n’osent pas tirer à travers les vitres, au risque de  finir brûlés…

Çela explique aussi que le seul qui ait réagi efficacement à la Préfecture de police soit un jeune stagiaire. Lui n’a pas hésité à tirer après les sommations ; ce faisant, il a sauvé sa vie et peut-être celle d’autres personnes que Harpon aurait pu croiser et poignarder.

Dans une circonstance un peu similaire, Napoléon, sorti dans l’obscurité pour aller se soulager d’une envie pressante et revenant vers la maison où il devait passer la nuit, fut menacé par un garde qui ne l’avait pas reconnu dans le noir, de « prendre un coup de baïonnette dans le ventre » s’il ne s’arrêtait pas immédiatement. Des officiers arrivés à la rescousse sauvèrent Napoléon et firent arrêter le garde. Napoléon le défendit en s’opposant aux officiers qui voulaient le faire fusiller « Messieurs, voyons, c’est le seul ici qui ait appliqué à la lettre les instructions que j’avais données, de ne laisser personne s’approcher de la maison ; le soldat Coluche (son nom) mérite au contraire une récompense« .

Cela ne risque pas d’arriver dans la France d’aujourd’hui où les instructions sont au contraire de ne pas faire ce qui pourrait être qualifié de provocation, laisser passer, ne pas arrêter, ne pas fouiller, en cas de flagrant délit détourner les yeux, se laisser brutaliser sans sortir son arme, bref toute la panoplie de la lâcheté des autorités étatiques qui, parait-il, craignent qu’une réaction défensive provoque un soulèvement des cités et des banlieues. 

À de rares exceptions près, les Armées notamment, les hiérarchies sont incapables, probablement parce qu’on ne les y a pas formées, d’évaluer correctement un risque.
Elles ne savent pas être courageuses.

Qui leur dit que les habitants des cités ne seraient pas soulagés d’être débarrassés des dealers et musulmans radicalisés qui font régner la terreur ou la charia ? Qui obligent les filles à porter le voile et le hidjab, à coucher avec celui qu’on leur impose, qui incitent les parents à ne pas sortir le soir pour ne pas gêner les trafics illicites, à baisser les yeux, à jeûner pour le ramadan même s’ils ne sont pas musulmans… 

Le président prend des postures de courage, mais les actes ne suivent pas

Le président de la République, plus Matamore que Lech Walesa ou Georges Clémenceau, prend de temps en temps des poses d’homme courageux, mais elles ne sont pas suivies d’actes. Il fait parfois des diagnostics justes, mais n’en tire pas les conséquences.
Le dernier exemple est cette longue interview sur les migrations accordée à Valeurs Actuelles (n°4327) dans l’avion présidentiel au retour de Mayotte et la Réunion. Il annonce avoir pris ou vouloir prendre des mesures énergiques et, « en même temps« , dit que ce n’est pas possible, ou que les Français font erreur, qu’il n’y a pas de réel danger venant des migrants et de l’islam…

Il constate qu’à Mamoudzou la maternité accouche très majoritairement des étrangers qui bénéficient immédiatement du droit du sol. « Il fallait casser cette logique » dit-il. En 2018, une dérogation au droit du sol a été instaurée à Mayotte, obligeant les parents à avoir au minimum trois mois de présence sur place avant l’accouchement.
Très bien !

Mais pour le moment les naissances restent stables : 10 000 par an dont 3 800 Comoriens et 3 200 Africains. Ne pouvant pas (faute de visas) poursuivre leur migration vers la France ou l’Europe par la seule voie possible, la voie aérienne, ils restent piégés à Mayotte.
C’est « l’effet cobra » (1).

Migrations africaines et islam ? Ce n’est pas grave…

Selon le président, ce n’est pas grave, « Nous avons toujours été une terre d’immigration… les migrations ont toujours existé et elles ont toujours créé des difficultés » prétend-il.

FAUX !

Il y eut des périodes de l’Histoire sans migrations. Mais surtout, pendant deux mille ans elles venaient de l’Est, de l’Europe chrétienne et même catholique, Juifs et Protestants ayant du accepter, par des concordats, de respecter les valeurs françaises et républicaines. Les migrants porteurs de civilisations non compatibles avec la nôtre, comme les Huns et les Arabes musulmans, furent fermement rejetés. Les Huns aux portes de Paris, les Arabes à Poitiers.

Qu’est-ce qui empêche le gouvernement d’imposer un concordat aux musulmans ? Le manque de courage !

Depuis une trentaine d’années la migration provient du Sud. Elle est essentiellement africaine et musulmane. Le socialisme internationaliste acoquiné à la finance mondialiste qui l’aide à prendre et garder le pouvoir dans les pays occidentaux favorise, et même finance, comme on le découvre petit à petit, cette invasion migratoire.

Il y a une volonté affichée de multiculturaliser et métisser les peuples occidentaux, malgré leur résistance (qualifiée de populisme), à cette colonisation organisée, planifiée et financée par le détournement vers l’Europe d’une partie des migrations internes à l’Afrique.

En 2001, l’OCI (2), 57 pays musulmans disposant d’énormément d’argent, publient une « Stratégie de l’action culturelle dans les pays hors islam » (9ème conférence islamique). ISESCO (3) ouvre à Château Chinon une université islamique subventionnée par l’État grâce à l’intervention de Danièle Mitterrand, où l’on enseigne que l’objectif de l’islam est de « dominer le Monde…les communautés islamiques sont la ligne de front de la nation islamique dans les pays hôtes« .

Les Frères musulmans de l’UOIF, devenue « Musulmans de France » avec l’aide d’Hakim el Karoui (celui qui appelle le président Macron « mon frère »), prônent l’islamisation de la France, processus idéologique, politique et religieux totalitaire.

Migrations et islam : aucune résistance chez les élites

Ils ne rencontrent aucune résistance chez nos élites du centre et de gauche, au contraire. Ils recrutent sans peine des agents, des idiots utiles « gourous de l’abrutissement droitdel’hommiste » pour les aider, les protéger, traiter l’opposition d’islamophobes, racistes, d’extrême droite…

Tous ceux qui, lucides, alertent sur le danger de la colonisation islamiste sont stigmatisés. Cette même colonisation qu’ont subi pendant trois siècles les pays d’Europe centrale, dont ils n’ont été débarrassés que par l’effondrement de l’Empire ottoman que veut reconstruire Erdogan. En ayant trop souffert, ils n’en veulent plus à aucun prix.

« L’équilibre français n’a pas été bouleversé » par les migrations, soutient Macron. Mais quand même, en même temps, « Mon objectif est de sortir tous les gens qui n’ont rien à faire là« .

Bravo ! On va les reconduire dans leur pays ? Eh bien non ! « On ne reconduit plus les gens qui arrivent illégalement sur le territoire. Il n’y a plus d’obligations de quitter le territoire français. Parce qu’il n’y a plus de demandes de laissez-passer consulaire. Tout le monde est désarmé« .

Donc, si c’est un problème administratif, le président a-t-il pris une mesure courageuse ? Oui. Il a nommé un ambassadeur pour s’en occuper. Parce que tous ces détails, c’est comme pour le voile, ce n’est pas son problème « . Le problème du chef de l’État ce sont les « dublinés » (bénéficiaires de l’accord de Dublin), c’est-à-dire ceux qui viennent en France par l’Allemagne ou d’autres pays« .

Les associations d’aide aux migrants, subventionnées par les impôts, les poussent à déposer des recours en cas de décision juridique d’expulsion. Si les procédures successives dépassent deux ans (90 % des cas) le migrant illégal n’est plus expulsable. Le président va-t-il faire quelque chose ? Non, l’Europe s’y oppose. « On ne peut pas réduire les recours car ce n’est pas conforme à la Cour européenne des droits de l’homme« . Etc. etc.

Arrivé à la fin de l’entretien, vous avez compris que le président est partiellement conscient du problème migratoire africain, qu’il tente quelques mesurettes, restriction du droit du sol à Mayotte, embauche d’un ambassadeur, mais que globalement ça ne le concerne pas, malgré quelques « ce que je veux qu’on fasse, c’est » martiaux.
Si vous, vous voulez faire quelque chose, rabattez-vous sur #dénoncetonmusulmanradicalisé. La dénonciation, autrefois symbole de lâcheté, est aujourd’hui très « in », très progressiste.

Le plus étonnant dans l’entretien est la méconnaissance par le président des chiffres officiels sur les migrations. Est-ce lui ou ses conseillers Sciences-Po-ENA qui sont ignares ? (4).

Cet entretien à Valeurs Actuelles est un bon exemple de l’absence de courage de la présidence.
Va-t-on réintroduire l’enseignement du courage à l’Éducation nationale et dans les grandes écoles ? Non, a priori rien de prévu de ce côté là.

L’Imprécateur
4 novembre 2019

1 : Effet cobra = Une mesure que l’on croit bonne produit l’effet contraire à celui recherché (origine, lutte contre les cobras envahissant certains quartiers urbains en Inde par des primes à la tête de cobra qui incitèrent certains à créer des élevages de cobras).

2 : OCI = Organisation de la Conférence islamique

3 : ISESCO = Organisation islamique pour l’éducation.

4 : « On a toujours eu 10 à 14 % de la population qui était d’origine étrangère« , dit Macron.

INSEE 2018, un peu  plus de 13 millions d’étrangers = 21 % de la population

1982, migrants européens 56 %, africains 33 %, divers asiatiques 11%

2018, Européens chrétiens 33 %, Africains musulmans 46 %, Orientaux musulmans 21 %, la croissance africaine est due à l’immigration subsaharienne.

De 1945 à 1975, l’intégration de l’immigration majoritairement européenne et chrétienne se faisait en grande partie par les mariages.

À partir de 1990, l’islam domine ; les  mariages mixtes sous le régime de la charia sont très rares.

Dans les années 60 l’intégration était rapide ; actuellement, le multiculturalisme l’empêche.

Selon Macron, l’échec a une cause économique, « la France n’a pas assez fait pour trouver des empois bien rémunérés aux pères des filles qui se voilent », la France est coupable. Il ne voit pas de fracture culturelle et religieuse, puisque la France est laïque et n’a pas de culture.

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